08h00 - 08h45
Accueil des participants
08h45 - 09h00 SALLE SCHUMANN
Mot de bienvenue du Doyen le Pr. Haikel et du Président du FDS le
Dr. Roos
09h00- 10h30 – 11h - 12h30 SALLE
SCHUMANN
Prothèses et Implantologie : l’implant a-t-il supplanté la dent
?
Dr. Boukari (Strasbourg) Dr. Collavini (Strasbourg) Pr. Tenenbaum
(Strasbourg) Dr. Liberman (Nancy)
*Dr Boukari Préservation tissulaire et implantation immédiate
: Quand et comment ?
La simplification de la procédure chirurgico-prothétique et la préservation
des tissus font partie des tendances actuelles en implantologie
orale. Dans cette optique, l’extraction implantation immédiate est
elle toujours d’actualité ? Quand et comment faut il extraire pour
préserver l’os ? Quels sont les critères de succès actuellement
admis pour l’implantation immédiate ? Autant de questions aux quelles
le conférencier tentera d’apporter des éléments de réponses.
** Dr Collavini L’implantologie a-t-elle encore des limites?
L’implantologie dentaire comme la décrite le Professeur Bränemark
dans les années 80 a fait ses preuves aujourd’hui. Il faut toutefois
un volume osseux suffisant pour assurer la pérennité
du traitement. En fonction du déficit osseux,de sa localisation,
de son volume,différentes techniques d’augmentations osseuses sont
envisageables à l’aide d’apport osseux endo-buccal, exo-buccal ou
de substituts
osseux. Un protocole rigoureux, et une indication adaptée sont les
clefs de la réussite.
Pause
*** Pr Tenenbaum Prothèses et Implantologie : l’implant
a-t-il supplanté la dent ?
L’utilisation des implants dentaires a permis de changer radicalement
les approches thérapeutiques des situations d’édentation. En particulier,
des prothèses complètes voient leur stabilité s’améliorer considérablement
et des patients, autrefois condamnés aux prothèses amovibles, peuvent
bénéficier de solutions fixées. Par contre, prendre la décision
d’éliminer une dent pour la remplacer par un implant suppose que
le pronostic en termes de survie et de succès de cet implant soit
supérieur à celui de la dent qui va être sacrifiée. L’extraction
d’une dent dont le parodonte est en partie dégradé, mais stabilisé
par un traitement parodontal adéquat doit être mis en balance avec
le risque non négligeable de voir l’ancienne pathologie parodontale
toucher également l’implant qui a remplacé la dent. En effet, les
tissus mous péri-implantaires présentent des particularités qui
les distinguent des tissus parodontaux et amoindrissent leur résistance
à une agression bactérienne. L’épithélium jonctionnel n’est adhérent
à la surface implantaire que sur son tiers apical, les fibres collagéniques
du tissu conjonctif ne s’insèrent pas à la surface de l’implant
et sont essentiellement orientées parallèlement à cette surface
et le tissu conjonctif est plutôt de type cicatriciel puisqu’il
ne contient que peu de fibroblastes et que sa vascularisation est
réduite. Par ailleurs, face à ces tissus moins résistants, se retrouvent
les bactéries qui remplissent le sillon péri-implantaire et celles
qui viennent coloniser les joints entre l’implant et sa supra structure
d’une part, entre cet ensemble et la reconstitution prothétique
d’autre part. Il est facile d’imaginer que, si la dent éliminée
présentait une atteinte parodontale, les bactéries qui vont constituer
l’environnement de l’implant ayant remplacé cette dent seront également
pathogènes et induire des pathologies péri-implantaires, mucosites,
puis péri-implantites.
La prévalence des péri-implantites n’est pas nulle puisque des études
récentes évoquent jusqu’à 18% de destructions osseuses d’origine
infectieuse, en particulier chez les patients à passé parodontal
pour lesquels le risque paraît à l’évidence plus élevé. Une autre
différence fondamentale entre dent et implant doit être soulignée
: la dent peut être conservée sans traitement prothétique alors
que l’implant n’a de sens que par la reconstitution prothétique
qui le surmonte. Même pour des dents reconstituées, une étude récente
montre des résultats à 10 ans toujours en faveur des dents (survie
de 89% et succès de 71% pour des ponts sur dents, survie de 87%
à 10 ans et succès de 61% à 5 ans pour des ponts sur implants).
Prétendre aujourd’hui que l’implant maintiendra mieux le capital
osseux que la dent n’a aucun support scientifique et constitue une
contre-vérité. L’amélioration de la qualité du l’interface implant/tissus
mous reste encore à venir et permettra peut-être un jour à l’implant
de surpasser la dent.
**** Dr Liberman La gestion esthétique du secteur
antérieure
La réussite esthétique de travaux sur implants dans la zone antérieure
reste un véritable défi. Il faut d’ailleurs reconnaître que, dans
la majorité des cas, bien que l’alignement des collets et un joli
profil d’émergence soient obtenus, les papilles gingivales sont
absentes ou atrophiées.
Nous analyserons un certain nombre d’éléments qui expliquent le
problème et chercherons d’éventuelles solutions.
14h00 - 15h00 SALLE SCHUMANN
De la dent à l’implant : développement durable
Pr. Haikel (Strasbourg)
Le développement durable de la pratique dentaire s’inscrit
dans une démarche volontaire basée sur la recherche des preuves
(essais cliniques, cohorte, méta analyse, recommandations de consensus,
…). Nos croyances construites comme des certitudes sont des remparts
qui progressivement s’effondrent, exposant nos pratiques et nos
enseignements à une remise en question permanente :
• Le brossage de la langue est-il efficace dans le traitement de
l’halitose ?
• Y a-t-il une différence entre le brossage dentaire manuel et mécanisé
?
• Quel est le bénéfice de l’utilisation biannuelle des gels fluorés
au cabinet dentaire ?
• Est ce que l’utilisation de la chlorhéxidine (CHX) a un effet
sur la réduction des caries dentaires ? La CHX réduit-elle les caries
radiculaires et coronaires chez les personnes âgées ?
• Les dentifrices contenant du potassium sont-ils efficaces dans
le traitement des hypersensibilités dentinaires ?
• Y a-t-il une différence entre un traitement endodontique réalisé
en une séance et en plusieurs séances ?
• Y a-t-il un bénéfice du traitement chirurgical des lésions apicales
par rapport au traitement endodontique sans chirurgie ?
• Y a-t-il une différence dans la restauration des prémolaires dévitalisées
entre l’utilisation de l’amalgame et le composite sur ancrage radiculaire
fibré ?
• Quelle est l’efficacité de l’utilisation systémique des antibiotiques
dans le traitement des pulpites irréversibles ?
• Quelles sont les causes des pertes des piliers supportant des
artifices prothétiques fixés ?
• Quelle est l’efficacité de l’utilisation du paracétamol dans le
traitement de la douleur après avulsion de la dent de sagesse ?
• Quel est l’effet de l’avulsion prophylactique de la dent de sagesse
incluse asymptomatique chez l’adolescent ?
• L’avulsion de la dent de sagesse peut-elle augmenter les risques
des troubles de l’ATM ?
• Y a-t-il un bénéfice dans le traitement chirurgical des troubles
de l’ATM par rapport au traitement non chirurgical ?
• Dans les troubles de l’ATM, quels sont les effets du meulage occlusal
sélectif ?
• Y a-t-il des différences dans les traitements des troubles de
l’ATM par gouttières souples, plaque de surélévation et autres soins
(exercices, acupuncture, relaxation,..) ?
• Y a-t-il une différence clinique dans les performances entre les
différents types d’implants sur le marché ?
15h00 - 16h00 SALLE SCHUMANN
Les révolutions de l’endodontie pour un choix thérapeutique durable
et prédictible
Dr. Bensoussan (Paris)
La décision thérapeutique face à une pathologie d’origine endodontique
mérite réflexion face aux alternatives que nous offrent la prothèse
et l’implantologie. Cependant, notre éthique nous impose de tout
mettre en œuvre pour préserver l’organe dentaire, a condition que
celui-ci soit restaurable. L’endodontie a récemment fait des progrès
considérables grâce aux apports technologiques et a la recherche
scientifique. Cet exposé vous permettra de mieux appréhender les
cas complexes et d’adopter une attitude éthique et conservatrice
donc durable.
16h30 - 17h30 SALLE SCHUMANN
Mini vis et orthodontie en omnipratique
Dr. Peush Lestrade (Boulogne Billancourt) et Dr. Marine
Le Marie
Depuis quelques années les mini vis prennent une part de plus en
plus intéressante dans les plans de traitements d’orthodontie. Nous
connaissons aujourd’hui les conditions de succès de ces moyens d’ancrage
particulièrement flexibles. Les avantages de ces mini vis incitent
les orthodontistes à y recourir d’autant plus qu’elles ne sont pas
délétères en cas d’échec. Au delà des indications qui sont de plus
en plus étayées même si ces ancrages s’adaptent a toutes les situations,
les différentes étapes chirurgicales et orthodontiques seront détaillées
afin de faciliter la mise en place des ces mini vis et par là même
de concourir à leur succès.
17h30 - 18h30 SALLE SCHUMANN
FORUM JEUNES TALENTS [cliquez ici]
4 conférences courtes
19h00 - 20h00 SALLE SCHUMANN
Information, consentement & Nomenclature / Marc SABEK
Les règles qui encadrent les relations du chirurgien-dentiste avec
son patient et l’assurance maladie sont présentées à travers des
applications pratiques, illustrées par des situations cliniques,
quotidiennes.
• La proposition du traitement et la responsabilité du praticien
vis à vis du patient et de la sécurité sociale : concilier le recueil
du consentement avec le respect de la NGAP.
• L’information sur les alternatives thérapeutiques : suivre les
règles de l’art en distinguant clairement les actes pris en charge
des actes Hors Nomenclature.
• Le coût du traitement : présenter un devis lisible, compréhensible,
respecter un délai de réflexion, etc.
09h00 - 10h00 SALLE SCHUMANN
Le bruxisme : évaluation des facteurs de risques / pronostic
des traitements prothétiques
Dr. Knellesen (Paris)
Il y a aujourd’hui un consensus pour attribuer une origine centrale
au bruxisme. De nombreux travaux démontrent ces aspects étiologiques
indépendants des dents. Et pour autant ce contexte clinique pose
de multiples questions au praticien même si de nombreux patients
n’ont pas conscience des conséquences de ces troubles fonctionnels.
Le chirurgien dentiste, dans sa pratique, qu’elle soit généraliste
ou spécialisée, doit composer avec cette parafonction et est en
réalité confronté aux conséquences néfastes du bruxisme.
Différents aspects doivent être abordés : l’usure des dents avec
la différence entre les usures physiologiques et les types d’usures
pathologiques, l’incidence de l’hyperfonction sur les structures
musculaires et articulaires en évaluant l’éventualité d’une relation
entre bruxisme, dysfonctionnement de l’appareil manducateur et algies
oro-faciales, et enfin, les possibilités thérapeutiques seront discutées
et argumentées tant au plan local, dentaire, qu’au plan plus général
avec l’indispensable prise en compte d’aspects beaucoup plus larges.
Les traitements de réhabilitation fonctionnelle et esthétique, quand
ils sont indiqués chez des patients présentant un bruxisme doivent
s’inscrire dans une démarche de prise en charge globale pour améliorer
le pronostic et limiter les facteurs de risque.
Le traitement prothétique, en tant que thérapeutique de ces activités
parafonctionnelles est souvent évoqué dans le cadre d’une relation
biunivoque... historique. Les relations occlusales (et maxillo-mandibulaires)
ne constituant qu’un facteur aggravant parmi de nombreux autres,
la décision d’instaurer un traitement prothétique doit donc être
prise après totale concertation avec le patient.
Il est nécessaire de lui donner toutes les informations concernant
les conséquences positives limitées du traitement prothétique, sur
son étendue dans beaucoup de circonstances, sur sa durée et son
coût, sur la nécessité impérative du maintien des autres approches
thérapeutiques et sur le pronostic réservé quant à l’aspect temporel
de ce traitement.
Les principales indications de reconstructions prothétiques concernent
l’aspect inesthétique de destructions étendues des organes dentaires
et l’inconfort fonctionnel de ces mêmes automutilations. Elles donnent
souvent lieu à des compromis, en particulier esthétiques.
La principale erreur consiste à faire croire au patient qu’un traitement
prothétique sera une thérapeutique suffisante et efficace à long
terme.
10h00 - 11h00 SALLE SCHUMANN
Simplifier et sécuriser la traçabilité
Dr. Nolle (Chaumont )
Dans l’évolution récente de notre exercice, la traçabilité est un
domaine réglementé qui prend de plus en plus d’importance. Les exigences
concernent essentiellement la chaîne de stérilisation, la pharmacovigilance,
la matério-vigilance : elles sont imposées par des textes législatifs
ou de jurisprudence, référencés au principe de précaution.
Face à cette vaste et contraignante entreprise, seule une organisation
reposant sur des enregistrements sans omissions est admise. Devant
l’importance de ces tâches nouvelles ajoutées (TNA), il apparaît
que l’outil informatique est en mesure de simplifier et d’alléger
au maximum notre charge de travail et celle de nos assistantes.
L’objectif de cet exposé est de montrer comment pratiquer avec sécurité,
en particulier dans le domaine essentiel de la traçabilité de la
stérilisation de DM, tout en économisant notre temps et la masse
de documentation. Cette traçabilité s’intègre automatiquement au
dossier informatique du patient et apporte une totale sérénité à
notre exercice.
Pause
11h30 - 12h30 SALLE SCHUMANN
Motivation et management des assistantes dentaires
Pr. Rozencweig (Professeur Honoraire de la faculté de chirurgie
dentaire de Nancy)
Comment motiver et fidéliser les collaborateurs ?
La motivation des salariés et leur fidélisation au cabinet passe
par des mesures propres à les satisfaire : rémunération, privilèges
matériels et moraux, cadre de travail, formation. Mais, plus encore
que ces avantages de base, la participation aux décisions, une considération
permanente et une ambiance conviviale aident à créer un bon esprit
d’équipe. Ces mesures évitent la démotivation qui guette toute équipe
avec le temps. La principale raison pour laquelle on aime son travail
c’est parce qu’on s’y sent bien ! Lorsque rien n’est fait pour rendre
l’assistante fière de travailler dans SON cabinet, la motivation
s’estompe et son efficacité s’en ressent. Les moyens de communication
propres à ces objectifs seront analysés et proposés en vue de gérer
les ressources humaines dans un ensemble de dispositions cohérentes,
interactives et dynamisantes.
13H15 - 13H30
Remise du prix de thèse / Robert Frank
13h30 - 13h45 SALLE SCHUMANN
Quel sevrage tabagique en chirurgie dentaire ?
Dr. Muller-Kruchen
Après avoir défini l’intérêt médical d’un sevrage tabagique en chirurgie
dentaire, nous centrerons nos propos sur la substance responsable
de l’addiction au tabac, à savoir la nicotine. Nous parcourrons
les trois dépendances dont le fumeur est soumis, en apportant pour
chacune d’entre elles des outils pour permettre au patient d’aborder
un sevrage temporaire ou définitif de son tabagisme.
13h45 - 14h30 SALLE SCHUMANN
Rôle du chirurgien-dentiste dans le dépistage des cancers de la
cavité buccale et dans le sevrage tabagique temporaire et définitif
Pr. Wilk (Strasbourg)
Le dentiste occupe une position privilégiée dans le dépistage et
le diagnostic des lésions de la cavité buccale notamment des lésions
précancéreuses et cancéreuses. Celles-ci sont très nombreuses et
sont découvertes soit fortuitement lors d’une visite pour un autre
geste, soit sont le motif de la consultation. Il importe donc que
le dentiste reconnaisse les principales pathologies de la muqueuse
buccale afin d’orienter le patient vers l’interlocuteur le plus
adéquat. On gagne ainsi beaucoup de temps ce qui ne peut qu’améliorer
la prise en charge des lésions évolutives en particulier. De même
le dentiste est bien placé pour expliquer au patient tous les inconvénients
que le tabac présente notamment pour le parodonte. Il contribue
ainsi à inciter le patient à arrêter de fumer.
14h30 - 15h30 SALLE SCHUMANN
Prévenir les échecs esthétiques en prothèse : analyse clinique et
décision thérapeutique
Dr. Etienne
L’établissement du plan de traitement permet de coordonner les interventions
cliniques et les réalisations au laboratoire de prothèse. Il planifie
aussi ces interventions dans leur chronologie, en accord avec les
souhaits du patient et les nécessités de maturation des tissus parodontaux
et d’adaptation du système musculo-articulaire.
La phase initiale de tout plan de traitement prothétique comporte
une analyse clinique plus ou moins complexe, qui objective les risques
potentiels. Cette analyse doit s’appuyer sur un examen extra et
intra-buccal, qu’il s’agisse d’une restauration unitaire ou globale,
fixée ou amovible. Aux moyens d’investigation complémentaires habituels
(examens radiographiques, empreintes d’étude), il convient aujourd’hui
d’ajouter les moyens photographiques dont le traitement sert de
communication avec le laboratoire et aussi de support visuel pour
l’explication du plan de traitement au patient.
Dans les cas cliniques simples, un masque esthétique élaboré à partir
d’empreintes d’études, permet de valider les choix retenus pour
le secteur incisivo-canin. Dans les cas les plus complexes, les
approches esthétique et fonctionnelle sont validées par des cires
de diagnostic (wax-up) d’où sont tirés les éléments provisoires.
Cette phase de temporisation permet la réalisation des étapes de
préparation endodontique et restauratrice, de chirurgie muco-gingivale
lorsqu’elle est nécessaire, et d’acceptation musculo-articulaire
lorsque la dimension verticale est modifiée. Durant cette phase,
la décision thérapeutique initiale peut être confirmée ou modifiée.
Le choix des matériaux constituant les armatures de prothèse fixée
se fait alors en connaissance de cause. Les options cliniques actuelles
nous permettent d’envisager des solutions céramo-métalliques ou
céramo-céramiques. Dans chacune de ces deux familles, il convient
encore de choisir le type d’alliage ou la céramique de support.
Le respect des critères d’indication ou de contre-indication, mécaniques
et esthétiques, minimise le risque d’échec prothétique
Pause
16h00 - 17h30 SALLE SCHUMANN
Le sourire : la révolution esthétique !
Dr. Perakis (Bologne, Italie)
L’évolution des matériaux et des techniques dans le domaine des
restaurations esthétiques impose aux cliniciens un choix parfois
difficile à faire sur le système le plus performant à utiliser.
Le but de la présentation est d’évaluer les nouveautés à disposition
sur le marché dans l’optique d’une application au cabinet privé.
Une première section sera dédiée aux nouveaux systèmes composites
et céramiques pour la réalisation de restaurations esthétiques directes
et indirectes (facettes),leurs avantages et désavantages et leur
durée dans le temps.
Une deuxième section prendra en considération l’évaluation des différents
paramètres cliniques indispensables pour un diagnostic précis et
pour le développement d’un plan de traitement efficace.
Une section particulière sera réservée aux différentes stratégies
de réhabilitation des secteurs antérieurs.
17h30 - 18h30 SALLE SCHUMANN
CFAO : la révolution prothétique !
Dr. Unger (Nantes)
La possibilité de réaliser des prothèses dentaires par les moyens
de l’usinage automatisé modifie complètement les habitudes des prothésistes
dentaires et le monde économique qui lui est lié. Les progrès de
l’informatique, à la suite des travaux de François Duret, ont permis
de saisir les images des préparations dentaires (empreinte optique),
d’y associer un modèle de travail virtuel et d’y élaborer des maquettes
prothétiques numériques: c’est ce qu’on dénomme conception assistée
par ordinateur (CAO). Les fichiers informatiques des prothèses virtuelles
sont ensuite capables de gérer la fabrication de pièces mécaniques
très précises, dont les caractéristiques dimensionnelles sont parfaitement
compatibles avec impératifs de la prothèse dentaire. Conception
et fabrication sont donc deux étapes d’un même processus: la CFAO.
Au dela du procédé industriel qui a fait ses preuves dans de multiples
domaines, la CFAO dentaire nécessite de recourir à des matériaux
respectueux de la situation biologique buccale et capables de résister
aux contraintes mécaniques de grands bridges. Les matériaux métalliques
traditionnels de la prothèse dentaire (or, cobalt, chrome, titane...)
sont très facilement exploitables par CFAO. En ce qui concerne les
matériaux esthétiques, la céramique en particulier, les produits
habituels du laboratoire ne répondaient pas aux contraintes de la
CFAO. Une nouvelle génération de céramique, la zircone, totalement
ou partiellement frittée, a été imaginée et proposée spécifiquement
pour la prothèse dentaire. C’est l’alliance des techniques CFAO
et de la zircone qui révolutionne fondamentalement la santé dentaire.